Étiquette : version restaurée

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Cyrano de Bergerac, de Jean-Paul Rappeneau (1990)

CANNES CLASSICS 2018 – Une pièce-monstre du théâtre français, un personnage légendaire, des répliques cultes : Jean-Paul Rappeneau n’a pas été le premier à relever le défi de l’adaptation du chef d’œuvre d’Edmond Rostand. Le cinéma muet ne compte pas moins de quatre versions. Mais en 1990, celui-ci propose avec panache la transposition sur le grand écran la plus aboutie.

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Battement de cœur, de Henri Decoin (1939)

CANNES CLASSICS 2018 – Sorti sur les écrans en pleine Drôle de guerre, Battement de cœur est le couronnement de l’association Danielle Darrieux/Henri Decoin de la décennie écoulée. C’est une comédie « à l’américaine » au scénario original astucieux et à la mise en scène très enlevée. On attendait depuis longtemps une digne restauration de ce joyau et c’est enfin chose faite, quelques mois après la disparition de la centenaire « DD ».

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Coup pour coup, de Marin Karmitz (1971)

CANNES CLASSICS 2018 – Connu avant tout comme le fondateur de la société MK2, on oublie souvent que Marin Karmitz est aussi un cinéaste de grand talent. C’est à cet homme, qui a vécu le cinéma par tous les fronts, que Thierry Frémaux et le Festival de Cannes ont voulu rendre hommage avec la projection de son troisième et dernier film en tant que metteur en scène, Coup pour coup.

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Céline et Julie vont en bateau, de Jacques Rivette (1974)

Dans cette aventure de trois heures réalisé par Jacques Rivette, Julie va croiser le chemin de la très pressée Céline. Une Céline façon lapin blanc (l’influence de Lewis Caroll est évidente tout le long du film) et une rencontre aussi fantasque que le sera ce joli duo. C’est l’une des forces de Céline et Julie vont en bateau : cette complicité de tous les instants entre deux jeunes femmes délurées.

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Mark Dixon, détective, d’Otto Preminger (1950)

Les grands du films noirs savent impressionner (dans tous les sens du terme, la pellicule comme le spectateur) d’une manière inédite en quelques photogrammes, dès lors qu’ils posent l’ambiance de leurs métrages. Mark Dixon, détective (de son bien plus beau et plus censé titre original Where the Sidewalks Ends « là où les trottoirs s’arrêtent ») clôture formidablement la collaboration entre Otto Preminger et la Fox autour du film noir

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Le Pont du Nord, de Jacques Rivette (1982)

Après avoir filmé un Paris immuable dans Paris nous appartient (1958) puis Céline et Julie vont en bateau (1974), l’heure est à l’amusement pour Jacques Rivette. Le cinéaste prend des libertés propices à l’éclosion des personnages, aux improvisations des actrices, co-scénaristes du film. Bulle et Pascale Ogier, mère et fille, incarnent les deux réalités d’une même époque : une jeunesse passée et en devenir.

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Une chanteuse de Jazz est née, de Masahisa Sunohara (1957)

Découvrir une comédie musicale japonaise en couleur, signée par un réalisateur inconnu en France est une occasion est trop rare pour être ignorée, de surcroît dans sa restauration éclatante. Plus qu’une curiosité, Une chanteuse de Jazz est née est un délicieux plongeon dans l’univers des productions populaires et commerciales nippones, méconnues en Occident.

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UTU, de Geoff Murphy (1983)

Utu confirme qu’il y a des territoires de cinématographie encore peu explorés. Au travers d’une quête de vengeance, qui lui donne son titre en langue maorie, le récit confronte la perspective d’un bilan sur la violence de l’ère coloniale durant l’empire britannique face à une fresque d’aventure largement influencée par le western américain – encore une histoire de territoires volés.