Étiquette : documentaire

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« Bob supportait le poids du monde sur ses épaules » – entretien avec Bruce Weber et Carrie Mitchum

Documentaire magnétique et un peu à part, Nice Girls Don’t Stay for Breakfast, tente une incursion dans l’intime et le quotidien du géant Robert Mitchum. Son réalisateur, le photographe Bruce Weber, qui avait jadis fait le portrait de Chet Baker dans Let’s Get Lost, concrétise avec la sortie de son film une étonnante relation avec l’acteur impénétrable. Cette quête l’a élégamment rapproché de Carrie Mitchum, petite fille de Bob, qui témoigne dans le documentaire et révèle une facette fragilisée de son grand-père.

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De la gloire à l’oubli : Douglas Fairbanks – Je suis une légende

Depuis plus d’une dizaine d’années, les soeurs Clara et Julia Kuperberg retracent une histoire hollywoodienne dans un corpus documentaire qui semble désormais immanquable. Leur dernière production, Douglas Fairbanks, je suis une légende, embrasse la carrière et la vie d’une figure tutélaire de l’ère du muet. Avec, comme à chaque fois, le désir de conquérir les néophytes.

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Entretien avec le voyageur Bertrand Tavernier

Après le long-métrage Voyage à travers le cinéma français, trajectoire cinéphile de Bertrand Tavernier entre les années 30 et 70, la série Voyages… – cette fois-ci au pluriel –, vient compléter ce portrait attentif et passionné de plusieurs époques. Un travail documentaire unique qui compile nombre de cinéastes et d’œuvres, parmi certaines connue et d’autres inédites. Rencontre avec Bertrand Tavernier, autour de ce travail de passeur et d’archéologue, non dénué de difficultés.

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L’Heure des Brasiers, de Fernando Solanas (1968)

Dans une Amérique Latine sous la domination des dictatures militaires et des oligarques, le militant Fernando Solanas cherche à éveiller les consciences de ses concitoyens. Documentaire fleuve de 4h30 en trois parties, L’Heure des Brasiers est un manifeste révolutionnaire. Le premier volet diffusé à Cannes Calssics, « Néocolonialisme et violence », revient sur les origines de la misère sociale et culturelle qui gangrène l’Argentine des années 60.

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Hedy Lamarr : From Extase to wifi, d’Alexandra Dean (2017)

L’Autrichienne Hedy Lamarr fut sacrée dans les années trente « la plus belle femme du monde ». Walt Disney s’inspire alors de son visage parfait pour les traits de sa Blanche-Neige. Pourtant, l’actrice trainait dans son sillage une aura sulfureuse. Depuis quelques années, la star est enfin reconnue pour une dimension demeurée bien longtemps sous le boisseau : son génie scientifique.

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JANE FONDA et ALICE GUY – Hommage de Cannes Classics à deux femmes d’exception

CANNES CLASSICS 2018 – Alice Guy, Jane Fonda. Deux figures de l’Histoire du cinéma, deux femmes fortes mais dont les parcours complexes prouvent à quel point être une femme n’est pas chose aisé dans ce milieu très masculin qu’est le 7e Art. La première réalisatrice de l’Histoire du cinéma et l’actrice américaine légendaire ont été mise à l’honneur par la sélection Cannes Classics 2018 avec la programmation de deux beaux documentaires biographiques.

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A FULLER LIFE

L’intrigue :


Les cinéphiles du monde entier connaissent Samuel Fuller, l’immense réalisateur américain à qui l’on doit les chefs-d’oeuvre Le Port de la drogue (1953), Shock Corridor (1963) ou Dressé pour tuer (1982). Toutefois, beaucoup de gens ignorent les multiples facettes de cet homme : journaliste d’investigation à l’adolescence ; pigiste parcourant les routes des États-Unis ; scénariste et réalisateur provocateur à Hollywood ; mais aussi cinéaste exilé en France et héros de guerre…

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GRANDS SOIRS ET BEAUX LENDEMAINS

Réalisés sous l’égide du PCF et de la CGT, les vingt courts métrages réunis dans ce coffret proposent une traversée du cinéma militant de 1945 à 1956, des « lendemains qui chantent » de la Libération à la violence politique de la Guerre froide. Aux années de la Reconstruction et des conquêtes sociales, avec la mise en place du programme du Conseil national de la Résistance et l’arrivée de ministres communistes au gouvernement, succèdent des luttes sociales violemment réprimées dans le sang, notamment celles des mineurs en 1948 et les luttes d’indépendance au Maghreb et en Indochine. La bataille idéologique fait rage, incitant les réseaux communistes et cégétistes à mettre en place des contre-actualités filmées et le cinéma français à se mobiliser face à la concurrence américaine.

Pour la plupart interdits par la censure à leur sortie, ces films sont pour la première fois disponibles en DVD.