Étiquette : cinéma français

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« Mettre Éric Rohmer en pléiade, pour le rendre accessible » – Entretien avec Régine Vial des Films du Losange

Éric Rohmer sera, du 9 janvier au 11 février, au centre d’une grande rétrospective, à la Cinémathèque française et dans un circuit national de salles. Ancien des Cahiers du Cinéma, Rohmer se distingue par sa liberté de moyens et de ton, l’œuvre d’un « cinéaste du dimanche » comme il aimait à le dire. Disparu depuis neuf ans, sa société de production et de distribution, Les Films du Losange, continue d’assurer la pérennité de ce qui relève désormais de son patrimoine – en plus d’une actualité foisonnante. Rencontre avec Régine Vial, directrice de la distribution.

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Entretien avec le voyageur Bertrand Tavernier

Après le long-métrage Voyage à travers le cinéma français, trajectoire cinéphile de Bertrand Tavernier entre les années 30 et 70, la série Voyages… – cette fois-ci au pluriel –, vient compléter ce portrait attentif et passionné de plusieurs époques. Un travail documentaire unique qui compile nombre de cinéastes et d’œuvres, parmi certaines connue et d’autres inédites. Rencontre avec Bertrand Tavernier, autour de ce travail de passeur et d’archéologue, non dénué de difficultés.

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Symphonie pour un massacre, de Jacques Deray (1963)

La carrière de Jacques Deray semble curieusement scindée en deux, entre ses films rococos forgés avec les grandes stars du cinéma français comme Borsalino ou La Piscine, et un autre cru bien plus brut de décoffrage, des polars acerbes, lancinants et réalistes. Symphonie pour un massacre appartient à cette seconde catégorie. C’est un film noir qui s’inscrit dans la tradition d’Henri Decoin, froid, clinique, au noir et blanc épuré.

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Céline et Julie vont en bateau, de Jacques Rivette (1974)

Dans cette aventure de trois heures réalisé par Jacques Rivette, Julie va croiser le chemin de la très pressée Céline. Une Céline façon lapin blanc (l’influence de Lewis Caroll est évidente tout le long du film) et une rencontre aussi fantasque que le sera ce joli duo. C’est l’une des forces de Céline et Julie vont en bateau : cette complicité de tous les instants entre deux jeunes femmes délurées.