Lire la Suite

Enamorada, d’Emilio Fernández (1946)

CANNES CLASSICS 2018 – Le nom d’Emilio Fernández doit rappeler quelque chose aux fans de westerns comme La Horde sauvage ou Pat Garrett et Billy le kid dans lesquels il apparaît comme acteur. Moins savent, en revanche, que l’homme est également cinéaste en son pays, avec une carrière de plus d’une quarantaine de long-métrages à son actif. L’un de ses plus connus, et qui a refait surface à Cannes Classics dans une copie restaurée sublime, est Enamorada.

Lire la Suite

The Nitrate Picture Show, le plus incandescent de tous les festivals

En ce début du mois de mai, du 4 au 6, s’est déroulé à Rochester, en périphérie de New York, un festival unique en son genre : le Nitrate Picture Show. Depuis 4 ans, la George Eastman House, l’un des plus anciens musée et centre de conservation de films et photographies, propose durant trois jours de multiples projections et conférences autour du film nitrate. Exceptionnel, puisque le film nitrate n’est plus fabriqué et commercialisé depuis les années 1950 dû à son caractère inflammable.

Lire la Suite

Exposition et rétrospective Chris Marker à la Cinémathèque française

Près de six ans après sa mort, il semblait tout naturel que la Cinémathèque française rende hommage à Chris Marker à l’occasion du cinquantième anniversaire des événements de Mai 68. C’est désormais chose faite avec le lancement, ces jours-ci, d’une grande exposition et d’une rétrospective intégrale des films de celui qu’on appelle fréquemment « le plus célèbre des cinéastes inconnus ».

Lire la Suite

MAN ON THE MOON, de Milos Forman (1999)

Le 13 avril dernier, le réalisateur Milos Forman s’envola loin au-dessus de son nid de coucous pour inscrire une nouvelle étoile au firmament des cinéastes. Cette disparition du réalisateur d’Amadeus et de Larry Flint ajoute maintenant encore plus à l’émotion de revoir aujourd’hui en Blu-ray son Man on the Moon, biopic pas comme les autres sur ce comique pas comme les autres qu’était Andy Kaufman.

Lire la Suite

Du cinéma au musée du Louvre : rencontre avec Pascale Raynaud, la programmatrice de l’Auditorium

A l’occasion du cycle de films « Autoportrait en voyageur » qui se déroule jusqu’au dimanche 29 avril à l’Auditorium du Musée du Louvre, Revus et Corrigés a rencontré Pascale Raynaud, responsable de programmation cinéma de l’Auditorium. Elle nous a présenté ce cycle autour des carnets de voyage et l’ambition cinématographique mais surtout pluridisciplinaire de cette belle salle de 450 places.

Lire la Suite

Symphonie pour un massacre, de Jacques Deray (1963)

La carrière de Jacques Deray semble curieusement scindée en deux, entre ses films rococos forgés avec les grandes stars du cinéma français comme Borsalino ou La Piscine, et un autre cru bien plus brut de décoffrage, des polars acerbes, lancinants et réalistes. Symphonie pour un massacre appartient à cette seconde catégorie. C’est un film noir qui s’inscrit dans la tradition d’Henri Decoin, froid, clinique, au noir et blanc épuré.

Lire la Suite

Céline et Julie vont en bateau, de Jacques Rivette (1974)

Dans cette aventure de trois heures réalisé par Jacques Rivette, Julie va croiser le chemin de la très pressée Céline. Une Céline façon lapin blanc (l’influence de Lewis Caroll est évidente tout le long du film) et une rencontre aussi fantasque que le sera ce joli duo. C’est l’une des forces de Céline et Julie vont en bateau : cette complicité de tous les instants entre deux jeunes femmes délurées.

Lire la Suite

Mark Dixon, détective, d’Otto Preminger (1950)

Les grands du films noirs savent impressionner (dans tous les sens du terme, la pellicule comme le spectateur) d’une manière inédite en quelques photogrammes, dès lors qu’ils posent l’ambiance de leurs métrages. Mark Dixon, détective (de son bien plus beau et plus censé titre original Where the Sidewalks Ends « là où les trottoirs s’arrêtent ») clôture formidablement la collaboration entre Otto Preminger et la Fox autour du film noir

Lire la Suite

Le Pont du Nord, de Jacques Rivette (1982)

Après avoir filmé un Paris immuable dans Paris nous appartient (1958) puis Céline et Julie vont en bateau (1974), l’heure est à l’amusement pour Jacques Rivette. Le cinéaste prend des libertés propices à l’éclosion des personnages, aux improvisations des actrices, co-scénaristes du film. Bulle et Pascale Ogier, mère et fille, incarnent les deux réalités d’une même époque : une jeunesse passée et en devenir.