Catégorie : Critiques

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COCOON, de Ron Howard (1985)

Solo fut certainement l’un des grands flops de cet été 2018. En bon capitaine, Ron Howard accepta sa part de responsabilité dans cet échec général, bien qu’il ait repris au pied levé la réalisation de cet épisode isolé de la saga Star Wars après l’éviction de ses réalisateurs initiaux. La fortune ne lui a pas sourit cette fois-ci, contrairement au milieu des années 1980 où il ne remerciera jamais assez le scepticisme des exécutifs de la 20th Century Fox à l’égard de Robert Zemeckis, le premier réalisateur engagé sur le projet qui deviendra Cocoon.

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Platoon, d’Oliver Stone (1986)

Lorsqu’Oliver Stone réalise Platoon, en 1986, il n’est pas inconnu à Hollywood, mais scénariste de films qui ont marqué les esprit : Midnight Express, , Conan le Barbare, Scarface. Dès 1971, Stone a une obsession : porter à l’écran un scénario qu’il a écrit sur le Vietnam, basé sur ses souvenirs de fantassin en 1967, concrétisé quinze ans plus tard en film de guerre majeur américain.

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Hair, de Milos Forman (1979)

Hair, de Milos Forman (1979)

C’est une première pour Milos Forman : jamais le cinéaste tchèque, alors âgé de 47 ans, n’a réalisé de comédies musicales. Pourtant, les thèmes abordés dans Hair ne lui sont pas étrangers : courage, révolte, contestation de l’ordre, des autorités, refus des diktats et de l’aliénation… Comment ne pas voir dans l’œuvre de Forman des allusions du cinéaste à sa propre vie, et à son passé ?

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L’Heure des Brasiers, de Fernando Solanas (1968)

Dans une Amérique Latine sous la domination des dictatures militaires et des oligarques, le militant Fernando Solanas cherche à éveiller les consciences de ses concitoyens. Documentaire fleuve de 4h30 en trois parties, L’Heure des Brasiers est un manifeste révolutionnaire. Le premier volet diffusé à Cannes Calssics, « Néocolonialisme et violence », revient sur les origines de la misère sociale et culturelle qui gangrène l’Argentine des années 60.

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Hedy Lamarr : From Extase to wifi, d’Alexandra Dean (2017)

L’Autrichienne Hedy Lamarr fut sacrée dans les années trente « la plus belle femme du monde ». Walt Disney s’inspire alors de son visage parfait pour les traits de sa Blanche-Neige. Pourtant, l’actrice trainait dans son sillage une aura sulfureuse. Depuis quelques années, la star est enfin reconnue pour une dimension demeurée bien longtemps sous le boisseau : son génie scientifique.

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Cyrano de Bergerac, de Jean-Paul Rappeneau (1990)

CANNES CLASSICS 2018 – Une pièce-monstre du théâtre français, un personnage légendaire, des répliques cultes : Jean-Paul Rappeneau n’a pas été le premier à relever le défi de l’adaptation du chef d’œuvre d’Edmond Rostand. Le cinéma muet ne compte pas moins de quatre versions. Mais en 1990, celui-ci propose avec panache la transposition sur le grand écran la plus aboutie.

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JANE FONDA et ALICE GUY – Hommage de Cannes Classics à deux femmes d’exception

CANNES CLASSICS 2018 – Alice Guy, Jane Fonda. Deux figures de l’Histoire du cinéma, deux femmes fortes mais dont les parcours complexes prouvent à quel point être une femme n’est pas chose aisé dans ce milieu très masculin qu’est le 7e Art. La première réalisatrice de l’Histoire du cinéma et l’actrice américaine légendaire ont été mise à l’honneur par la sélection Cannes Classics 2018 avec la programmation de deux beaux documentaires biographiques.

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Battement de cœur, de Henri Decoin (1939)

CANNES CLASSICS 2018 – Sorti sur les écrans en pleine Drôle de guerre, Battement de cœur est le couronnement de l’association Danielle Darrieux/Henri Decoin de la décennie écoulée. C’est une comédie « à l’américaine » au scénario original astucieux et à la mise en scène très enlevée. On attendait depuis longtemps une digne restauration de ce joyau et c’est enfin chose faite, quelques mois après la disparition de la centenaire « DD ».

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Coup pour coup, de Marin Karmitz (1971)

CANNES CLASSICS 2018 – Connu avant tout comme le fondateur de la société MK2, on oublie souvent que Marin Karmitz est aussi un cinéaste de grand talent. C’est à cet homme, qui a vécu le cinéma par tous les fronts, que Thierry Frémaux et le Festival de Cannes ont voulu rendre hommage avec la projection de son troisième et dernier film en tant que metteur en scène, Coup pour coup.

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Enamorada, d’Emilio Fernández (1946)

CANNES CLASSICS 2018 – Le nom d’Emilio Fernández doit rappeler quelque chose aux fans de westerns comme La Horde sauvage ou Pat Garrett et Billy le kid dans lesquels il apparaît comme acteur. Moins savent, en revanche, que l’homme est également cinéaste en son pays, avec une carrière de plus d’une quarantaine de long-métrages à son actif. L’un de ses plus connus, et qui a refait surface à Cannes Classics dans une copie restaurée sublime, est Enamorada.

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MAN ON THE MOON, de Milos Forman (1999)

Le 13 avril dernier, le réalisateur Milos Forman s’envola loin au-dessus de son nid de coucous pour inscrire une nouvelle étoile au firmament des cinéastes. Cette disparition du réalisateur d’Amadeus et de Larry Flint ajoute maintenant encore plus à l’émotion de revoir aujourd’hui en Blu-ray son Man on the Moon, biopic pas comme les autres sur ce comique pas comme les autres qu’était Andy Kaufman.

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Symphonie pour un massacre, de Jacques Deray (1963)

La carrière de Jacques Deray semble curieusement scindée en deux, entre ses films rococos forgés avec les grandes stars du cinéma français comme Borsalino ou La Piscine, et un autre cru bien plus brut de décoffrage, des polars acerbes, lancinants et réalistes. Symphonie pour un massacre appartient à cette seconde catégorie. C’est un film noir qui s’inscrit dans la tradition d’Henri Decoin, froid, clinique, au noir et blanc épuré.