Lire la Suite

Quatre chemises blanches, de Rolands Kalniņš (1967)

CANNES CLASSICS 2018 – Une belle revanche offerte au réalisateur Rolands Kalniņš, âgé aujourd’hui de 96 ans. Réalisé en 1967, ce film est son quatrième long-métrage. Aussitôt terminé, il fut « mis au placard », comme on disait alors des films qu’on ne distribuait pas, sans prendre une décision formelle de censure. Le film passa près de 40 ans sur les étagères d’un sombre bureau du Comité de Culture et sa délicate critique du régime soviétique, son esthétique avant-gardiste et colorée de la mise en scène, ne purent être appréciées du public letton qu’à partir de 1986, puis, enfin, des spectateurs venus du monde entier au cours de cette 71ème édition du festival de Cannes.

Lire la Suite

Quand John Travolta et Grease enflamment le Cinéma de la Plage

CANNES CLASSICS 2018 – Rendez-vous immanquable du Festival de Cannes, le Cinéma de la Plage propose chaque soir une projection sous les étoiles et en accès libre. Cette année l’évènement est associé à la section Cannes Classics, avec des avant-premières de versions restaurées, comme celle du film Grease. Une séance anniversaire en présence, s’il vous plait, d’un John Travolta très en forme.

Lire la Suite

Cyrano de Bergerac, de Jean-Paul Rappeneau (1990)

CANNES CLASSICS 2018 – Une pièce-monstre du théâtre français, un personnage légendaire, des répliques cultes : Jean-Paul Rappeneau n’a pas été le premier à relever le défi de l’adaptation du chef d’œuvre d’Edmond Rostand. Le cinéma muet ne compte pas moins de quatre versions. Mais en 1990, celui-ci propose avec panache la transposition sur le grand écran la plus aboutie.

Lire la Suite

JANE FONDA et ALICE GUY – Hommage de Cannes Classics à deux femmes d’exception

CANNES CLASSICS 2018 – Alice Guy, Jane Fonda. Deux figures de l’Histoire du cinéma, deux femmes fortes mais dont les parcours complexes prouvent à quel point être une femme n’est pas chose aisé dans ce milieu très masculin qu’est le 7e Art. La première réalisatrice de l’Histoire du cinéma et l’actrice américaine légendaire ont été mise à l’honneur par la sélection Cannes Classics 2018 avec la programmation de deux beaux documentaires biographiques.

Lire la Suite

Battement de cœur, de Henri Decoin (1939)

CANNES CLASSICS 2018 – Sorti sur les écrans en pleine Drôle de guerre, Battement de cœur est le couronnement de l’association Danielle Darrieux/Henri Decoin de la décennie écoulée. C’est une comédie « à l’américaine » au scénario original astucieux et à la mise en scène très enlevée. On attendait depuis longtemps une digne restauration de ce joyau et c’est enfin chose faite, quelques mois après la disparition de la centenaire « DD ».

Lire la Suite

Coup pour coup, de Marin Karmitz (1971)

CANNES CLASSICS 2018 – Connu avant tout comme le fondateur de la société MK2, on oublie souvent que Marin Karmitz est aussi un cinéaste de grand talent. C’est à cet homme, qui a vécu le cinéma par tous les fronts, que Thierry Frémaux et le Festival de Cannes ont voulu rendre hommage avec la projection de son troisième et dernier film en tant que metteur en scène, Coup pour coup.

Lire la Suite

Hommage à Martin Scorsese par la Quinzaine des Réalisateurs

Après avoir ouvert la 71e édition du Festival de Cannes, Martin Scorsese a été célébré par la Quinzaine des Réalisateurs qui lui a décerné le Carrosse d’Or 2018. L’occasion aussi pour le réalisateur de Raging Bull et Taxi Driver de revenir dans une masterclass exceptionnelle sur son travail et sa passion pour le patrimoine cinématographique, dont il contribue à la sauvegarde.

Lire la Suite

Enamorada, d’Emilio Fernández (1946)

CANNES CLASSICS 2018 – Le nom d’Emilio Fernández doit rappeler quelque chose aux fans de westerns comme La Horde sauvage ou Pat Garrett et Billy le kid dans lesquels il apparaît comme acteur. Moins savent, en revanche, que l’homme est également cinéaste en son pays, avec une carrière de plus d’une quarantaine de long-métrages à son actif. L’un de ses plus connus, et qui a refait surface à Cannes Classics dans une copie restaurée sublime, est Enamorada.

Lire la Suite

The Nitrate Picture Show, le plus incandescent de tous les festivals

En ce début du mois de mai, du 4 au 6, s’est déroulé à Rochester, en périphérie de New York, un festival unique en son genre : le Nitrate Picture Show. Depuis 4 ans, la George Eastman House, l’un des plus anciens musée et centre de conservation de films et photographies, propose durant trois jours de multiples projections et conférences autour du film nitrate. Exceptionnel, puisque le film nitrate n’est plus fabriqué et commercialisé depuis les années 1950 dû à son caractère inflammable.

Lire la Suite

Exposition et rétrospective Chris Marker à la Cinémathèque française

Près de six ans après sa mort, il semblait tout naturel que la Cinémathèque française rende hommage à Chris Marker à l’occasion du cinquantième anniversaire des événements de Mai 68. C’est désormais chose faite avec le lancement, ces jours-ci, d’une grande exposition et d’une rétrospective intégrale des films de celui qu’on appelle fréquemment « le plus célèbre des cinéastes inconnus ».

Lire la Suite

MAN ON THE MOON, de Milos Forman (1999)

Le 13 avril dernier, le réalisateur Milos Forman s’envola loin au-dessus de son nid de coucous pour inscrire une nouvelle étoile au firmament des cinéastes. Cette disparition du réalisateur d’Amadeus et de Larry Flint ajoute maintenant encore plus à l’émotion de revoir aujourd’hui en Blu-ray son Man on the Moon, biopic pas comme les autres sur ce comique pas comme les autres qu’était Andy Kaufman.

Lire la Suite

Du cinéma au musée du Louvre : rencontre avec Pascale Raynaud, la programmatrice de l’Auditorium

A l’occasion du cycle de films « Autoportrait en voyageur » qui se déroule jusqu’au dimanche 29 avril à l’Auditorium du Musée du Louvre, Revus et Corrigés a rencontré Pascale Raynaud, responsable de programmation cinéma de l’Auditorium. Elle nous a présenté ce cycle autour des carnets de voyage et l’ambition cinématographique mais surtout pluridisciplinaire de cette belle salle de 450 places.

Lire la Suite

Symphonie pour un massacre, de Jacques Deray (1963)

La carrière de Jacques Deray semble curieusement scindée en deux, entre ses films rococos forgés avec les grandes stars du cinéma français comme Borsalino ou La Piscine, et un autre cru bien plus brut de décoffrage, des polars acerbes, lancinants et réalistes. Symphonie pour un massacre appartient à cette seconde catégorie. C’est un film noir qui s’inscrit dans la tradition d’Henri Decoin, froid, clinique, au noir et blanc épuré.